Le guide de la landing page SaaS

La méthode pas à pas pour écrire des landing pages simples et efficaces

Créer une landing page, c’est bien. Savoir quoi mettre dedans, c’est encore mieux ! Sans méthode, tu risques de passer à côté de ton objectif, à savoir : convertir. Et crois moi, beaucoup de landing pages manquent cruellement de clarté et ne permettent pas aux visiteurs de se projeter.  

Avec ce guide, je te propose de parcourir les étapes indispensables à l’élaboration d’une landing page qui transforme tes visiteurs en clients. C’est parti ! 

Partie 1 - poser les bases 

Qu’est-ce qu’une landing page ? 

Souvent employé de la mauvaise façon, le terme “landing page” (ou page de destination, page d’atterrissage) fait référence à une page dont le but est de générer une seule et unique action. Il peut s’agir d’une inscription, un achat etc. 

Dans ce guide, on va s’intéresser au cas particulier de la landing page pour les business SaaS. 

Pourquoi “cas particulier” ? Parce que dans l’univers du SaaS et des startups tech, on parle souvent de landing page pour désigner… La page d’accueil. En effet, cette dernière possède généralement toutes les caractéristiques d’une page de destination : 

  • une proposition de valeur spécifique à une cible 
  • un appel à l’action récurrent 
  • un visuel accrocheur 
  • de la preuve sociale

Si tu as froncé les yeux en lisant un de ces points, pas de panique. Rien ne vaut quelques exemples pour mieux comprendre. 

Des exemples de landing pages efficaces 

🚡 Revenir au sommaire

Je vais te montrer quelques exemples de landing pages que je trouve particulièrement bien pensées. 

La landing page de Maze.co

Maze, c’est un outil qui permet de recueillir du feedback utilisateur. Voyons ce que contient la page d’atterrissage :

La landing page de Maze.co
La landing page de Maze.co

  • Une proposition de valeur spécifique à une cible : “Obtenez des données utilisateurs en quelques heures, pas en quelques jours” -> on s’adresse à des UX researchers.
  • Un appel à l’action récurrent : démarrer gratuitement
  • Un visuel accrocheur : perso, j’adore leur univers graphique.
  • De la preuve sociale : les logos de leurs clients apparaissent en début de page.

💛 Pourquoi j’aime cette landing page ?

Souviens-toi, une landing page doit être écrite pour une cible spécifique. C’est un exercice qui est parfaitement accompli ici. On s’adresse aux UX researchers en évoquant leurs problématiques ainsi que les bénéfices qu’ils ont à gagner en utilisant Maze. 

Je te montre plus loin dans le guide comment écrire pour que ta cible se reconnaisse dans ta page. 

La landing page de Bubble.io

Bubble est une référence en matière de no-code. L’outil te permet de créer des applications web, même si tu ne sais pas coder. Une fois encore, tous les ingrédients sont réunis : 

La landing page de Bubble.io
La landing page de Bubble.io

  • Une proposition de valeur spécifique à une cible : “La meilleure façon de créer des applications web, sans code” 
  • Un appel à l’action récurrent : démarrer gratuitement
  • Un visuel accrocheur : on découvre l’interface au fur et à mesure de la navigation
  • De la preuve sociale : “rejoignez une communauté de plus de 2 millions de Bubblers”

💛 Pourquoi j’aime cette landing page ?

Ce qui me plaît ici, c’est l'efficacité du combo copywriting et design. Pas de chichi, droit au but. On se concentre sur les bénéfices principaux, sans trop entrer dans les détails. De quoi donner envie de voir ce que Bubble à dans le ventre !

La landing page de Figma 

Impossible de ne pas parler d’un de mes outils préférés : Figma. Il se peut que je manque d’objectivité, mais je trouve la landing page incroyable ! 

La landing page de Figma
La landing page de Figma

  • Une proposition de valeur spécifique à une cible : permettre aux équipes design de collaborer
  • Un appel à l’action récurrent : essayer gratuitement
  • Un visuel accrocheur : les illustrations prennent une place importante, et donnent envie d’essayer l’outil
  • De la preuve sociale : les logos des clients sont visibles rapidement 

💛 Pourquoi j’aime cette landing page ?

Tous les ingrédients sont réunis : un copywriting qui donne envie, un design qui fait son petit effet... Masterclass.

C’est bien beau tout ça, mais pour concevoir une landing page qui convertit, il faut aller un peu plus loin que ces 4 éléments (sinon, ça serait trop simple). Lorsque j’écris une landing page, je passe par 3 étapes indispensables

  • De la recherche (beaucoup) 
  • De l’écriture (la base)
  • De la mise en forme (pour que ta page soit agréable à lire)

Et si on entrait dans le vif du sujet ?

Partie 2 - recherche

Définir ton buyer persona 

🚡 Revenir au sommaire

Si tu pensais pouvoir échapper à cette étape, tu te trompes ! En réalité, il est impossible d’écrire une page efficace sans connaître ta cible sur le bout des doigts. C’est pour cette raison que la recherche prend au moins la moitié du temps nécessaire à la conception d’une landing page. Sans cette étape, tu risques de manquer de clarté, et de te retrouver avec des messages beaucoup trop génériques. Et tu sais ce qu’on dit : parler à tout le monde, c’est parler à personne. 

Définir ton buyer persona va te permettre de répondre à des questions essentielles, comme : 

  • Comment s’expriment les personnes que tu cibles ?
  • Dans quel contexte sont-elles confrontées au problème que tu résous ?
  • Que font actuellement ces personnes pour tenter de résoudre ce problème ?

Obtenir des réponses qualitatives à ce genre de questions permet d’écrire une page pertinente et précise. Ce que l’on veut, c’est que lorsqu’une personne ciblée se retrouve devant ta landing page, elle se dise : “OK, c’est exactement ça !”.

Je te suggère trois méthodes pour enquêter, et poser les fondations de ta page. 

Méthode 1 : chercher sur le web

Pour savoir par où commencer tes recherches, essaie de deviner quels sont les sites que fréquentent tes (futurs) clients.

Quelques exemples :

Les communautés

Tu peux trouver de vraies mines d’or en passant du temps sur des groupes et autres forums.

  • Publications et commentaires dans des groupes Facebook
  • Commentaires de pages Instagram
  • Questions posées dans des groupes Slack / Discord
  • Questions posées sur des forums (Quora, Reddit)

Les marketplaces

  • Commentaires de produits sur Amazon
  • Commentaires de produits concurrents (Capterra, TrustPilot, etc.)

💡 Pense aussi aux concurrents indirects : ceux qui répondent à un besoin similaire mais d'une manière différente.

Méthode 2 : diffuser un questionnaire

Créer un est accessible à tout le monde. Cependant, pour rédiger un bon questionnaire, il faut avoir connaissance des nombreux pièges qui peuvent complètement biaiser les réponses obtenues. Et ça, c’est tout ce qu’on veut éviter !

Voici les étapes pour créer un questionnaire pertinent :

1. Le cadrage

Avant de te lancer les yeux fermés dans la création du questionnaire, assure-toi d’être au clair avec ces questions :

→ Quel est l’objectif de ce questionnaire ?

→ As-tu des hypothèses à valider ? Si oui, lesquelles ?

Pour bien cadrer les questions à poser, tu peux établir une arborescence sous forme de carte mentale. Pour cela, pars de la problématique principale et décompose-la en sous-sujets.

2. Les bonnes pratiques

  • Assure-toi que chaque mot et chaque question soient parfaitement compréhensibles. On évite le jargon technique et les mots trop compliqués

  • N'influence pas les réponses. La manière dont une question est posée peut radicalement changer les réponses obtenues. Faites attention à rester neutre.

  • Attention à ne pas proposer des réponses qui portent à interprétation personnelle : par exemple, pour une question relative à la fréquence d’utilisation d’un produit, ne proposez pas : “souvent - occasionnellement - rarement”. Personne n’a la même définition de ce que “souvent” représente.

  • Proposer les réponses dans un ordre aléatoire : la plupart des outils de création de questionnaire proposent cette option. Cela permet d’éviter le biais de série, qui dit que l’on accorde plus d’importance au premier et au dernier élément qu’à ceux du milieu.



3. Les outils de création de questionnaires

Il existe des dizaines d’outils pour créer et diffuser tes questionnaires. Personnellement, j’en utilise deux :

  • Google Forms : gratuit, personnalisation limitée.
  • Typeform : payant avec version gratuite limitée. Plus d’options de personnalisation

4. Diffuser son questionnaire

Avant de diffuser ton questionnaire, n’oublie pas de mentionner :

  • Qui tu es
  • Pourquoi tu diffuses ce questionnaire
  • La thématique
  • Le nombre de questions
  • Le temps nécessaire pour le remplir
  • De quelle manière les réponses vont être exploitées

 

Méthode 3 : réaliser des entretiens

Interviewer tes prospects et clients est LA méthode la plus efficace pour connaître ton buyer persona sur le bout des doigts. En plus d’obtenir des informations qualitatives, tu as la possibilité de creuser et de comprendre vraiment qui sont tes clients

Comment trouver les personnes à interviewer ?

Ici, deux cas de figure :

1. Tu as déjà des clients

C’est parfait ! Tes clients seront certainement heureux de t’aider en te parlant de leur expérience.

Garde en tête que l’objectif est ici de converger : dans ta landing page, tu t’adresses à une cible précise.

Traduction : avant d’interviewer le premier client venu, assure-toi qu’il correspond bien à ton client idéal (celui que tu aimerais pouvoir cloner).

2. Tu n'as pas encore de clients

Si tu n'as pas de clients, cela signifie probablement que tu es en train de chercher ton marché.

On va donc se baser sur des hypothèses, que les interviews viendront valider, ou pas (dans ce cas, il faudra partir sur de nouvelles hypothèses).

Je te suggère 2 méthodes pour trouver des personnes à interviewer :

  • Demander dans des communautés pertinentes (Cf partie “Rechercher sur le web”)
  • Chercher sur Linkedin et envoyer un message

 💡 Tu peux aussi interviewer tes clients actuels + des personnes qui ne te connaissent pas encore mais qui correspondent à ta cible

Exemples de questions à poser

  • Pouvez-vous me parler de la première fois que vous avez été confronté·e à [problème que vous résolvez avec votre produit]
  • Qu’est-ce que vous avez fait jusqu’à présent pour contourner ce problème ?
  • Comment cela vous impacte-t-il ?
  • Qu’est-ce qui pourrait se passer si vous n’arrivez pas à résoudre ce problème ?
  • Si vous pouviez faire disparaître ce problème avec une baguette magique, qu’est-ce que ça changerait pour vous ?

🎙 Ressource bonus

Tu peux écouter mon interview de Fanny Aulagner, UX researcher. Elle t’explique les bonnes pratiques de la recherche utilisateur, même si tu n’y connais rien ! 

Bon, avec tout ça, tu as de quoi écrire une landing page digne de ce nom ! Place au copywriting. 

Partie 3 - Écriture

Le copywriting de la landing page SaaS

🚡 Revenir au sommaire

Je te partage les étapes que je suis lorsque j'écris pour mes clients. Je te prévins, ce chapitre est le plus long du guide. Et comme je suis sympa, tu peux te rendre directement à la partie qui t'intéresse :

-> Formuler sa proposition de valeur

-> Parler du problème que tu résous

-> Présenter ta solution

-> Anticiper les objections

-> Obtenir de la preuve sociale

Formuler sa proposition de valeur 

Cet exercice n'est pas facile, je te l'accorde. Avant toute chose, mettons-nous d’accord sur ce qu’est une proposition de valeur.

Qu'est-ce qu'une proposition de valeur ?

La proposition de valeur, c’est un résumé du principal bénéfice de ton produit. Elle explique quel problème tu résous, et permet à tes clients de comprendre pourquoi ils ont intérêt à te choisir plutôt que tes concurrents.

Trouver la bonne manière d’exprimer sa proposition de valeur est loin d’être un exercice facile. Pour t’aider, pose-toi des questions comme :

  • “Qu’est-ce mes clients obtiennent grâce à mon produit, et qu’ils ne pouvaient pas obtenir avant ?”
  • “Comment je me différencie de la concurrence ?”

Une fois que ces éléments sont clairs, je te propose un modèle que tu peux adapter :

Proposition de valeur = [Nom du produit] est un [catégorie de produit] qui [ce que permet d’obtenir ton produit] destiné à [ta cible] qui ont [le problème que tu résous]

Par exemple, la proposition de valeur de mon outil de facturation pourrait être :

Freebe est un outil qui permet aux freelances de gérer simplement leur activité sans y passer des heures.

Comment intégrer la proposition de valeur dans ta landing page ?

Ta proposition de valeur, c'est la première chose que verront les personnes qui atterrissent sur ta landing page.

J’appelle cette partie le “Hero”.

Bien entendu, tu n’es pas obligé de suivre à la lettre le modèle précédent.

Cependant, assure-toi d’expliciter au minimum le bénéfice principal de ton produit.

Dans l’idéal, le Hero doit permettre à la personne qui le lit de savoir immédiatement si elle est concernée par ce que tu proposes, et si oui, elle doit avoir envie de scroller pour en savoir plus.

Pour mieux comprendre, prenons quelques exemples.

Abstract.com suit le modèle “Obtenez x bénéfice sans y problème”.

La landing page de Abstract.com
La landing page de Abstract.com

Chez Numbro, la proposition de valeur met en avant le bénéfice principal : avoir un carnet d'adresse organisé, et à jour. On mentionne également la cible. Le produit ne d'adresse pas à tout le monde, mais bien aux équipes et aux entreprises. 

La landing page de Numbro
La landing page de Numbro

Un dernier pour la route, un peu différent cette fois. Airtable utilise le modèle “obtenir x grâce à y” : “accélérez et libérez le potentiel de votre entreprise” en “connectant vos outils et workflows”. 

La landing page de Airtable
La landing page d'Airtable

La manière de présenter sa proposition de valeur dans le monde du SaaS est souvent la même :

Titre principal = bénéfice principal

Sous-titre = court paragraphe qui permet de comprendre de quoi on parle et à qui ça s’adresse, MAIS sans en dire trop. Il faut donner envie de parcourir le reste de la page !

Parler du Problème (avec un grand P)

Savoir décrire le problème pour lequel tu as créé ton produit aide les visiteurs à :

  • Valider qu’avec ton SaaS, ils vont trouver LA solution
  • Comprendre précisément quel problème tu résous.
  • Te faire confiance et t’accorder leur attention.

Pour cela, la partie recherche doit t’aider à apporter des réponses à des questions importantes, telle que : 

  • Dans quel contexte ta cible rencontre le problème que tu adresses ?
  • Quelles sont les conséquences au quotidien ?
  • Quelles sont les conséquences sur le long terme ?

C’est bien beau tout ça, mais comment on intègre cette partie dans une landing page ? Voyons ce qu’en pensent les big boss du SaaS. 

Option 1 : Synthétiser le problème de ton client idéal en une phrase ou un court paragraphe. 

Cette phrase peut être la transition entre la “hero section” (ce que l’on voit en premier lorsqu’on arrive sur la page) et la partie dans laquelle tu présentes la solution.

Quelques exemples :

Twist.com

Chez Twist, on annonce clairement la couleur : Slack, c'est fun au début, mais on se sent vite assailli de notifications. 

Fullstory.com

L'équipe de Fullstory explique sa vision des choses : si l'expérience utilisateur n'est pas bonne, on perd des clients. 

Option 2 : Le avant/après

Une méthode que j’aime beaucoup, c’est le “avant VS après”. C’est visuel et synthétique, donc efficace.

Exemples :

Sans Bonsai, tout est en désordre. Avec l'outil, le workflow est plus clair pour tout le monde. 
Sans Bonsai, tout est en désordre. Avec l'outil, le workflow est plus clair pour tout le monde. 

Même procédé chez Hugo (il s'agit de leur ancienne landing page)

Un dernier pour la route ? 

L'organisation est plus simple avec Savvycal (c'est pas moi qui le dit !)

Présenter sa solution

Après le Problème, place à la Solution ! Ça y est, il est temps de parler de ton produit 🥳

Dans cette partie, on va faire la distinction entre les caractéristiques et les bénéfices.

Tu as peut-être déjà entendu dire qu’en copywriting, il ne faut pas vendre les caractéristiques mais les bénéfices. Et c’est vrai. MAIS, sur un produit SaaS, les caractéristiques sont importantes dans la mesure où il s’agit souvent d’arguments de différenciation avec tes concurrents.

Pour passer de la notion de caractéristique à celle de bénéfice, j’utilise une méthode très simple. Il suffit de construire un tableau avec 3 colonnes, comme celui-ci : 

Exemple d'un tableau caractéristique - bénéfice

Ok, alors ici mon exemple c'est l' envoi de campagnes email automatisées.

Pour passer d’une colonne à l’autre, je me pose la question “et alors ?”.

Par exemple :

– Grâce à l’envoi de campagnes automatisées, je passe moins de temps à démarcher mes prospects

– Oui, et alors ? Qu’est-ce que ça change ?

– Ça veut dire que je me concentre sur la signature de contrats de vente

– Et alors ?

– Je génère plus de CA. 

etc.

Cette méthode fonctionne pour votre bénéfice principal (celui qui fait référence à votre proposition de valeur), mais aussi pour les caractéristiques secondaires (souvent plus techniques).

Voyons quelques exemples :

Ce que ça donne chez Slack :

La caractéristique est la suivante : pouvoir discuter sur plusieurs canaux.
Extrait de la landing page de Slack
Bénéfice 1 : je peux organiser mon travail. Bénéfice 2 : j'augmente ma productivité
Je peux discuter sur plusieurs canaux. Oui, et alors ?

Allez, même exercice avec Github :

Caractéristique : héberger son code sur le cloud
Github

Bénéfice 1 : Sauvegarder l’historique des changements de code Bénéfice 2 : Être au même niveau d’information que le reste de l’équipe Bénéfice 3 : Éviter les erreurs, gagner en productivité
Pourquoi est-ce intéressant d'héberger son code sur le cloud ?

Traiter les objections

Courage, on arrive bientôt à la fin de cette partie copywriting ! Il est temps pour nous de réfléchir aux objections. 

Par “objections”, j’entends toutes les raisons qui font qu’un prospect ne deviendra pas un client. Je les classe en deux catégories :

Les objections de valeur perçue

“C’est trop cher”.

Les objections liées au prix peuvent signifier deux choses :

  • Le prix que tu proposes est effectivement en décalage avec le marché → il faut creuser pour comprendre. Peut-être que tu ne cibles pas les bonnes personnes

  • Les personnes qui lisent ta landing page ne comprennent pas la valeur du produit qui justifie son prix → il faut revoir le copywriting pour démontrer cette valeur.

Les zones de flou

“Est-ce qu’il y a x fonctionnalité ?”

Ces objections sont en fait des questions auxquelles les lecteurs de la landing page n’ont pas de réponse.

Selon leur poids dans la décision d’achat, tu peux répondre à ces questions dans la landing page, ou bien dans une section FAQ.

 💡 Bonnes pratiques :

1. Note systématiquement les questions que l’on te pose sur ton produit. Tu pourras ainsi repérer celles qui reviennent le plus souvent, et donc celles à traiter en priorité.

2. Donne la possibilité aux visiteurs de pouvoir poser simplement leurs éventuelles questions (chatbot, formulaire de contact etc.)

Obtenir de la preuve sociale 

Avoir de la preuve sociale est indispensable pour générer de la confiance envers ton produit. Sur une landing page, la preuve sociale se traduit de différentes manières :

  • Logos de tes clients
  • Témoignages
  • Logos de partenaires
  • Des chiffres : “x personnes utilisent notre solution”

mixpanel.com - Les logos des clients aident à démontrer la légitimité du produit

Témoignages d’utilisateurs de livestorm.co

💡 Comment obtenir de la preuve sociale ?

Je te propose quelques idées pour t’aider à obtenir des témoignages à afficher sur ta landing page :

  1. Offrir des accès à ton produit en échange d’un avis (si tu n’as pas encore de clients).

  2. Envoyer un email à tes clients pour demander un témoignage

    N’hésite pas à proposer un template :

    Exemple : “J’utilise [nom de ton produit] pour [ce que ton client réalise avec ton produit]. J’ai obtenu [résultat].

  3. Incite tes utilisateurs à partager leur avis

    Tu peux envoyer une notification directement dans l'interface de ton produit.

    Exemple : “Dites-nous ce que vous pensez du produit pour aider notre équipe ...”

Partie 4 - Structure

La structure d’une landing page 

🚡 Revenir au sommaire

Tu as maintenant tous les éléments nécessaires à l’écriture de ta landing page. Comme tu t’en doutes, l’étape suivante consiste à mettre en forme ces éléments de manière à proposer une lecture cohérente. 

Attention, il n’y a pas de template magique ! C’est à toi de faire preuve de bon sens et d’adapter ta page selon ce qui te paraît le plus pertinent. 

Je te montre une manière de structurer une landing page, mais il peut y en avoir d’autres !

Un exemple de structure pour une landing page

Voyons ce que chaque partie devrait contenir :

Le “hero”

Le hero, c’est la première section que voient tes visiteurs. À sa lecture, ils décident s'ils vont parcourir le reste de la page ou bien fermer l’onglet. 

À quoi sert cette partie :

  • Permettre aux visiteurs de comprendre de quoi parle la page
  • Permettre aux visiteurs de comprendre rapidement s'ils sont concernés ou non par le reste de la page.
  • Éveiller la curiosité, donner envie d'en savoir plus

Ce que cette partie contient :

  • Proposition de valeur
  • Un appel à l'action
  • Visuel qui donne du contexte
  • Preuve sociale (logos de clients)

Le problème

À quoi sert cette partie :

  • Impliquer émotionnellement les visiteurs en leur rappelant le problème auquel ils sont confrontés
  • Donner du contexte et permettre aux visiteurs d'être plus attentifs à la suite de la page.

Ce que cette partie contient :

  • Soit un court paragraphe
  • Soit un format “avant/après”

La solution 

À quoi sert cette partie :

  • Montrer ce qu'est OtioCare
  • Mettre en avant les bénéfices

Ce que cette partie contient :

  • Les caractéristiques et bénéfices principaux
  • Le fonctionnement du produit (sans entrer dans les détails)

La preuve sociale 

Renforcer la légitimité du produit

À quoi sert cette partie :

  • Permettre aux visiteurs de se projeter
  • Donner du "crédit" à la solution

Ce que cette partie contient :

  • Des témoignages
  • Des chiffres etc. 

La FAQ (pas obligatoire)

À quoi sert cette partie :

  • Lever les dernières objections à l'achat

Ce que cette partie contient :

  • Les réponses aux questions qui reviennent le plus souvent de la part de tes prospects 

L’appel à l’action final (pas obligatoire)

En fin de page, tu peux afficher deux appels à l'action. Le premier reprend tes appels à l'action précédents ("essayer gratuitement" par exemple). Le second est là pour rassurer les visiteurs qui seraient encore septiques. 

À quoi sert cette partie :

  • Obtenir les coordonnées des leads qui ne sont pas encore prêts à acheter

Que proposer :

  • RDV pour une démo
  • Un contenu gratuit (e-book etc.)

Partie 5 - Design

Les outils no-code pour créer ta landing page 

🚡 Revenir au sommaire

On arrive à la fin de ce guide ! Maintenant que tu as le contenu de ta landing page ainsi qu’une bonne idée de la manière dont tu vas la mettre en forme, il est temps de donner vie à ton travail. Ici, tu as deux options selon ton niveau en design. 

Option 1 : designer toi-même ta page 

Option 2 : utiliser un outil tout-en-un

Dans les deux cas, je te conseille vivement de commencer par créer une maquette. Papier, crayon, Figma, Whimsical… Peu importe ! Le tout, c’est de bien anticiper la manière dont le contenu de ta page va se marier avec le design. 

Ceci étant dit, place aux outils no-code. 

Swipepages 

Premier outil : swipepages

À partir de 29$/mois

Des templates pour tous les business, et des fonctionnalités complètes : hébergement, analyse de performance etc. 

Convertkit

Outil n°2 : Convertkit

Gratuit jusqu'à 300 contacts capturés

Convertkit est un outil pensé pour la capture d'emails via des landing pages, des formulaires ou encore de l'emailing. Utile pour tester l'attractivité de ton idée de produit.

Webflow

Outil n°3 : webflow

Gratuit avec des fonctionnalités limitées (pas de domaine personnalisé)

Webflow (mon petit chouchou) n'est pas concu spécifiquement pour les landing pages. Il s'agit d'un constructeur de site web complet, qui demande quand même de bonnes bases en design. La marge d'apprentissage est plus élevée, mais les possibilités sont quasi infinies. 

Mais aussi ... 

Si tu tapes "landing page no code" sur ton moteur de recherche, tu vas vite te rendre compte que les outils ne manquent pas. Je t'en propose 3 supplémentaires pour la route mais je ne les ai jamais testés. 

Carrd

Unbounce

Leadpages

Partie 6 - Bonus

Le guide de la landing page, dans ta poche

🚡 Revenir au sommaire

Si tu es adepte de Notion, la suite va sûrement te plaire. Accède à l'intégralité du guide depuis ta bibliothèque personnelle pour le retrouver facilement la prochaine fois que tu auras besoin de créer une landing page. 

Le guide de la landing page est aussi sur Notion

Pour y accéder, c'est par ici :

Et voilà, c'est terminé ! Je suis émue 🥲

Plus sérieusement, j'espère que ce guide t'a été utile. Si tu as des suggestions ou des remarques, tu peux me contacter pour me les partager. À bientôt 👋